La mythe sur les protéines

Le grand mythe des protéines

Le grand mythe des protéines

Note : cet article est une traduction de l’article The Great Protein Myth de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime à la première personne de cet article ! Il est issu du blog d’Olivier Roland, un blogueur pro.
Quand je dis aux gens que je suis végétarien, la première question qui sort de leur bouche est souvent, « OK, et où tu trouves tes protéines alors ? » Dès que j’entends cette question, je fais mon lever d’yeux au ciel habituel et je sais immédiatement que je discute avec quelqu’un qui… eh bien… quelqu’un qui n’y connait pas grand-chose en plantes. Ainsi, l’idée que les aliments végétaux puissent être dépourvus de protéines n’est rien d’autre qu’un mythe.

Mythe n° 1 : Les plantes ont une faible teneur en protéines

Les aliments végétaux sont généralement pleins de protéines. Par exemple, la laitue tire 34 % de ses calories des protéines. Le brocoli, 45 %. Pour l’épinard, c’est 49 %. Pour le chou-fleur, 40 %. Et pour le céleri, c’est donc 21 %. Les haricots vont de 23 à 54 % en fonction de la variété. Pour les céréales, cela va de 8 à 31 %. Les noix et les racines en tirent de 8 à 21 %.

Les fruits sont les plus bas, autour de 5 à 8 % en moyenne. Si vous vouliez souffrir d’un déficit en protéines, vous devriez soit restreindre sérieusement votre nombre de calories total (autrement dit, vous priver), soit avoir une alimentation bordélique et déséquilibrée basée sur une malbouffe sans protéines et quelques fruits. Mais dans ces cas, le déficit en protéines ne sera probablement pas le plus grand risque. Personnellement, je n’ai jamais rencontré personne souffrant d’un déficit en protéines aux États-Unis. Végétarien ou pas. Le risque bien plus grand (aux USA du moins) est la surconsommation de protéines.

Mythe n° 2 : Les protéines végétales sont incomplètes 

Un autre mythe est l’idée que vous avez besoin de combiner différents aliments végétaux pour obtenir des protéines complètes. L’idée serait que la plupart des aliments végétaux ne contiendraient que certains des acides animés essentiels, et que vous devriez donc combiner des aliments « incomplets » comme les haricots et le riz à d’autres pour obtenir des plats qui contiennent des protéines complètes.

Cette idée a été notamment mise en avant dans le livre Sans viande et sans regret (un régime alimentaire pour une petite planète) écrit en 1971 par Frances Moore Lappé, qui s’est vendu à un million d’exemplaires. Malheureusement, beaucoup de gens ne savent toujours pas que cette théorie s’est révélée complètement fausse par la suite, et que Lappé elle-même s’est rétractée quant à cette théorie d’origine dans des travaux ultérieurs qui ont alors été beaucoup moins populaires.

La vérité est que la plupart des aliments végétaux contiennent tous les acides aminés essentiels, mais qu’en plus, votre corps stockera les acides aminés entre les repas — il n’a pas besoin d’avoir tous ceux qui sont essentiels en un seul repas. Donc, la théorie de combiner les aliments végétaux pour obtenir des protéines complètes n’est même pas un tant soit peu correcte. Ainsi, ceux qui sont végétariens depuis toujours savaient déjà que la théorie de Lappé était fausse, étant donné qu’ils ne souffraient pas de déficits en protéines, quelle que soit la façon dont ils combinaient leurs repas.

Pour conclure

Beaucoup de gens aujourd’hui partent de l’idée erronée qu’avoir suffisamment de protéines en se nourrissant de plantes est difficile ou impossible. J’adore particulièrement quand les gens m’expliquent pourquoi je devrais soit être mort soit souffrir de symptômes de déficit en protéines. Je n’ai pas mangé la moindre protéine animale depuis maintenant 8 ans et demi. Pas plus que les autres végétariens que je connais.

Et donc, je ne suis pas mort. Au contraire, je me sens formidablement bien.

Ainsi, ne vous inquiétez pas du fait d’avoir suffisamment de protéines. Mangez simplement vos légumes, et vous irez bien.

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